Comment lire ce comparatif (et pourquoi il dit du bien de nos concurrents)
Trois choses à savoir avant de commencer.
Un. Nous avons un lien de parrainage vers Hostaway, et nous le disons — c'est affiché en haut de cette page. Notre conclusion penche vers Hostaway, et vous avez le droit d'en tenir compte.
Deux. Précisément parce que nous sommes intéressés, tout ce qui suit est sourcé sur les pages officielles des éditeurs, relevées le 17 juillet 2026. Pas sur des comparatifs tiers : la quasi-totalité sont affiliés, et nous allons vous montrer deux endroits où ils se trompent d'un facteur cinq.
Trois. Nous n'avons utilisé en production que Hostaway et Guesty. Les trois autres, nous les avons étudiés, pas exploités. Nous le signalons à chaque fois plutôt que de faire semblant.
Premier constat : « BookingSync » n'existe plus
Si un comparatif vous parle encore de BookingSync, fermez-le : il n'a pas été relu depuis quatre ans. bookingsync.com renvoie une redirection 301 vers smily.com. Le changement de marque date de mai 2022. L'entité juridique, elle, reste BookingSync SAS.
Même test pour Kigo (racheté par Guesty en septembre 2022, la marque n'existe plus) et Syncbnb (devenu Hosthub en 2023). Ces trois noms sont d'excellents détecteurs de contenu périmé.
Le prix : le tableau que personne ne publie correctement
| Prix public ? | Entrée | Modèle | |
|---|---|---|---|
| Hostaway | ❌ Non | — | Page tarifs = formulaire de devis en 3 étapes |
| Guesty | ⚠️ Lite seulement | 18 €/mois (page FR) | Forfait + 1 % par réservation ; Pro/Enterprise sur devis |
| Smily | ✅ Oui | 297 €/mois | Le plus élevé de : minimum fixe, ou 1,2 % du GBV · setup 690 € |
| Smoobu | ✅ Oui | 29 €/mois | Par unité · setup 0 € |
| Lodgify | ✅ Oui | 13 €/mois (annuel, promo) | Par bien · setup 0 € |
L'erreur d'un facteur cinq. Vous lirez partout que Smily démarre à « 1 472 €/mois ». C'est faux. Le simulateur officiel est un curseur dont la valeur par défaut est 100 biens — et 1 472 €, c'est le prix à 100 biens. En le ramenant à 1, on lit 297 €/mois, un plancher plat de 1 à 15 biens. Les comparatifs qui publient 1 472 € ont recopié un écran sans toucher au curseur.
La grille complète, relevée en pilotant le curseur : 1-15 biens 297 € · 20 : 372 € · 50 : 822 € · 100 : 1 472 € · 200 : 2 672 € · 500 : 5 772 €. Facturation en euros uniquement.
Et le point où Hostaway est le plus mauvais des cinq : son propre prix. Il n'est pas public. La page tarifs est un formulaire. Les fourchettes qui circulent sur les blogs (15-25 $/porte, 25-50 $/annonce) se contredisent entre elles. Nous sommes clients — nous ne publierons pas notre grille, qui est contractuelle, mais nous ne prétendrons pas non plus que l'opacité n'existe pas. Demandez un devis, c'est le seul chiffre qui vous engage.
Lodgify : deux écarts entre l'affichage et le contrat
C'est le point le plus utile de tout cet article, et il n'a rien à voir avec nous.
Écart n° 1 — « 0 % de frais de réservation ». C'est ce qu'affichent les quatre formules. Mais les conditions générales définissent des « Booking Fees », « where applicable to the Customer's chosen subscription plan ». Et le code de la page tarifs contient un plan masqué dont le slug est starter-fee, à côté du starter-no-fee visible. Nous ne concluons pas qu'on vous facturera des frais — nous disons que le contrat prévoit un cas où c'est possible, et que la page n'en parle pas.
Écart n° 2 — « sans engagement ». Les CGU (art. 7.c à 7.f) prévoient des durées initiales de 12 ou 24 mois prépayées, une reconduction tacite sans obligation de vous prévenir, et aucun remboursement au prorata. Le droit de rétractation de 14 jours est réservé aux « Consumers » — donc il ne s'applique pas à une conciergerie, ni à une SASU. Si vous signez en société, vous n'avez pas de rétractation.
Autre détail : Lodgify affiche « 4,8/5 — plus de 5 000 avis » à côté d'un logo G2. La vraie fiche G2 est à 4,2/5 sur 71 avis. L'agrégat maison n'est pas attribué et n'est pas reproductible.
Enfin : l'éditeur n'est pas espagnol comme on le lit souvent, mais Codebay Solutions Ltd, immatriculée en Angleterre — donc contrat de droit anglais.
Le prix affiché change selon la langue du site
Un réflexe à prendre : lisez toujours la page tarifs dans les deux langues.
- Guesty affiche 18 € pour Lite sur sa page française, tandis que sa FAQ anglaise dit 9 $. Ce n'est pas un effet de change. Un comparatif qui écrit « à partir de 9 $ » est sourçable mais trompeur pour un lecteur français.
- Smoobu affiche trois prix d'entrée différents sur trois pages officielles (28 €, 29 €, 35 €). Pire : pour le logement supplémentaire, la page anglaise dit « from €9.60 » — la page française a perdu le « à partir de » et affirme 9,60 € ferme, alors que le centre d'aide dit 12 €. Sur dix biens, vous obtenez 121 € ou 143 € selon la langue du site que vous lisez.
- Lodgify : les prix en euros diffèrent entre la page FR et la page EN (Basic 16 vs 18, Ultimate 64 vs 77), et la page charge un outil d'A/B testing — le prix peut donc varier selon le visiteur. Vérifiez le jour où vous signez.
Ce que valent vraiment les badges « Preferred Partner »
Tout le monde les affiche. Trois précisions.
Ils sont millésimés. Les statuts revendiqués par Hostaway datent de 2025, ceux de Guesty de 2024 — sur des pages consultées en juillet 2026. La formulation honnête est « statut 2025 revendiqué », pas « est Preferred Partner ».
Ils se vérifient. Airbnb publie sa liste de partenaires logiciels. En la lisant : Smily y est Preferred, pas Preferred+ — contrairement à ce qu'on lit ailleurs. Lodgify revendique Preferred+ ; nous ne l'avons pas retrouvé sur la page officielle d'Airbnb. Ce n'est pas une accusation : c'est une invitation à vérifier vous-même.
Le seul badge que nous ayons pu confirmer côté OTA est celui de Smily : Booking.com Premier Plus 2026, vérifié chez Booking le 17 avril 2026. C'est à mettre à son crédit.
Les avis clients : attention au comptage double
| Capterra | |
|---|---|
| Hostaway | 4,8/5 — 1 577 avis |
| Lodgify | 4,5/5 — 1 311 avis |
| Smoobu | 4,5/5 — 195 avis |
| Guesty | 4,4/5 — 480 avis |
| Smily | 4,4/5 — 56 avis |
Deux mises en garde. Capterra, GetApp et Software Advice appartiennent tous à Gartner et partagent le même vivier : pour Smily, ce sont 56 avis affichés trois fois, pas trois confirmations. Et sa fiche est toujours au nom « BookingSync », avec des avis remontant à 2015 — ils ne portent pas sur le produit d'aujourd'hui.
Nous ne publions aucune note G2 : la plateforme nous a renvoyé des erreurs sur quatre fiches sur cinq, et les extraits en cache se contredisent (390 vs 411 avis pour Hostaway). Un chiffre qu'on n'a pas pu lire soi-même n'a rien à faire dans un comparatif.
La conformité française : les cinq échouent, y compris le français
C'est le résultat le plus contre-intuitif du dossier. Aucun des cinq n'automatise la taxe de séjour française.
Smily — seul éditeur juridiquement français (BookingSync SAS, Névache, Hautes-Alpes) — écrit noir sur blanc que l'hôte calcule, collecte et reverse lui-même, sauf sur Airbnb. Et le calcul automatique qu'il cite est celui d'Airbnb, pas le sien. Son API modélise les taxes en pourcentage, alors que la taxe de séjour au réel est un montant par personne et par nuitée, au barème communal. Aucun barème, aucune télédéclaration.
Hostaway a construit un module de conformité espagnol (VeriFactu) et branché la facturation électronique française via Invopop — mais sur un périmètre limité. Smoobu documente la e-facturation allemande. Chez les cinq, la « conformité française » n'existe qu'en articles de blog. Un article de blog sur un domaine officiel ne prouve aucune fonctionnalité.
Nous écrivons « non documenté publiquement », pas « non supporté » — la nuance compte. Mais si votre décision repose sur la taxe de séjour, demandez une démonstration écran avant de signer, aux cinq.
Ce qui distingue réellement Smily sur le marché français
Puisque ce n'est pas la conformité, c'est quoi ? Quatre choses réelles, et elles comptent si vous êtes en France :
- Des canaux franco-français qu'aucun PMS américain n'aligne : PAP Vacances, Maeva / Pierre & Vacances — avec l'accès à environ 6 000 comités d'entreprise — Cdiscount Voyages, Veepee, Abritel.
- Une ligne téléphonique française. Banal, sauf quand un canal casse un vendredi.
- Un écosystème juridique français : une application de mandat de débours conçue par un avocat, des références à la carte G et à la loi Hoguet.
- Le champ
permit_numberexposé au niveau de l'API — le seul début de prise en compte du numéro d'enregistrement que nous ayons trouvé chez les cinq.
Si votre parc vise les comités d'entreprise ou le tourisme franco-français, ce paragraphe vaut plus que tout le reste de l'article.
Notre verdict, et pourquoi
Nous opérons près de 70 appartements. Notre site public, notre outil d'administration, notre bot d'avis et notre robot de facturation tournent tous sur l'API Hostaway. Notre verdict n'a pas bougé.
Pourquoi Hostaway — et uniquement des raisons que nous avons vécues :
- Les owner statements. Si vous gérez pour des tiers, c'est le poste qui décide. Formules imbricables jusqu'à 7 niveaux, versionnées par date — on change un taux de commission sans réécrire l'historique. Nous en avons 30 en automatique, 8 en envoi planifié. Chez Guesty, la comptabilité est un module premium au prix non public. Chez Smoobu, ce n'est pas documenté. Chez Lodgify, c'est réservé à la formule haute. Chez Smily, c'est « du reporting, ça ne déplace pas d'argent » — leur formulation.
- L'API. Nous avons construit quatre services dessus. Elle est publique, documentée, avec des webhooks.
- La note client : 4,8/5 sur 1 577 avis Capterra, la meilleure des cinq sur le plus gros volume.
Ce que nous lui reprochons, et ce n'est pas rien : son prix n'est pas public — c'est le plus opaque des cinq sur ce point. Nous tenons par ailleurs notre propre liste de limites produit, que nous envoyons à leur équipe plutôt que de la taire : nous en détaillons plusieurs dans notre article sur ce qu'un PMS permet vraiment. Aucune ne nous a fait changer d'avis.
👉 Demander une démo Hostaway (via notre lien partenaire) — demandez un devis chiffré dès le premier appel, et une démonstration écran de la taxe de séjour si elle compte pour vous.
Et si vous visez le marché franco-français des comités d'entreprise : regardez Smily d'abord. Nous n'avons aucun intérêt à vous le dire, ce qui est précisément pourquoi nous le disons.